Vie quotidienne et travail avec un diabète

Ce qu'il est bon de savoir .

1 - Quand on a un diabète avec traitements à risque d’hypoglycémies, il faut le déclarer pour pouvoir conduire un véhicule ?

Vrai

Depuis 2005, la loi précise qu’il faut déclarer le diabète en Préfecture en cas de traitement à risque d’hypoglycémies ou de complications connues du diabète. Vous serez alors conviés à une visite médicale d’aptitude à la conduite.
Conformément au droit européen, le permis de conduire électronique sera valable pour une durée de 6 mois à 5 ans.
Lorsque vous effectuez les démarches en préfecture, mentionnez simplement que vous avez une maladie qui nécessite une évaluation sans forcément parler du diabète (secret médical).
Signalez le pour ne pas que votre assureur se retourne contre vous en cas d’accident.
Plus d’informations sur : Fédération Française des Diabétiques ServicePublic.fr


2 - Depuis 2005, je n’ai plus le droit de conduire à cause du diabète ?

Faux

Vous pouvez conduire, mais le permis est réévalué régulièrement SI vous avez des traitements à risque d’hypoglycémies ou des complications du diabète.
Le permis électronique, uniformisé au niveau européen, sera délivré pour une durée de 6 mois à 5 ans.
Signalez à la préfecture que vous avez une maladie qui nécessite une évaluation particulière.
Vous serez alors convoquée pour une évaluation médicale de votre aptitude à la conduite.
Plus d’informations sur : Fédération Française des Diabétiques ServicePublic.fr


3 - Si j’ai du diabète, mes filles seront plus à risque de diabète gestationnel (de grossesse) ?

Vrai

Le diabète de type 2 a effectivement une part d’hérédité. Certaines familles sont ainsi atteintes sur différentes générations alors que les parents ont des modes de vie différents. C’est donc vrai pour les garçons et pour les filles. Mais pour mes filles, le risque de diabète gestationnel (diabète qui survient pendant la grossesse) est aussi augmenté. Elles réaliseront alors un dépistage par mesure de la glycémie à jeun en début de grossesse ainsi qu’un test d’hyperglycémie orale au 6e mois.


4 - Pour prendre l’avion, l’insuline devrait toujours aller en soute ?

Faux

Tous les médicaments du diabète peuvent passer en bagage cabine lorsqu’ils sont accompagnés de l’ordonnance nominative mentionnant le nom de chaque produit (lecteur, auto-piqueur, stylo, insuline, médicaments, Glucagen). L’insuline peut voyager en soute (pour plus de sécurité vous pouvez utiliser un sac isotherme). Ceci est valable au sein de l’union européenne. Contactez l’ambassade du pays de destination pour connaître les spécificités locales lorsque vous sortez de l’Union Européenne.


5 - A l’aéroport, on peut transporter tout le traitement nécessaire au voyage en bagage cabine ?

Vrai

Si vous êtes en capacité de présenter l’ordonnance avec TOUS les produits nécessaires (lecteur, insuline, médicaments, aiguilles, etc…) il n’y a aucun inconvénient à transporter le traitement en bagage cabine. A noter que l’insuline, qui a été sortie du réfrigérateur sera périmée après 1 mois (1 mois et demi pour Levemir/détémir). Ceci est valable au sein de l’Union Européenne, contactez l’ambassade du pays de destination pour plus de précisions en cas de voyage hors EU.


6 - Pour un voyage en avion, je devrais signaler au voyagiste que j’ai un diabète ?

Faux

Aucune mention légale ne vous contraint à le signaler. Le diabète relève du secret médical et même à la demande du voyagiste, vous n’êtes pas obligé de le signaler. Pour le voyage, munissez-vous de l’ordonnance mentionnant TOUS les produits dont vous avez besoin (lecteur, aiguilles, insuline, médicaments, etc…) afin de pouvoir les transporter en bagage cabine ou en soute.


7 - Escalade, plongée en solitaire, course automobile et pilotage d’avion sont les seuls sports contre-indiqués chez les diabétiques traités par insuline ?

Vrai

Effectivement, toutes les activités sont fortement encouragées … à l’exception de celles-ci. Vu le risque majeur en cas d’hypoglycémie qui surviendrait pendant l’activité, les activités listées sont contre-indiquées.


8 - Avec de l’insuline, il n’est pas encouragé de se contrôler avant de prendre le volant ?

Faux

Un contrôle avant le départ puis toutes les 2 heures est recommandé au volant. Il est aussi recommandé d’avoir toujours de quoi se resucrer dans le véhicule.


9 - Escalade, plongée et sports nautiques en solitaire, course automobile et pilotage d’avion sont les seuls sports contre-indiqués chez les diabétiques traités par insuline ?

Vrai

Effectivement, toutes les activités sont fortement encouragées … à l’exception de celles-ci.
Vu le risque majeur en cas d’hypoglycémie qui surviendrait pendant l’activité, les activités listées sont contre-indiquées.
Pratiquer la plongée en groupe : DiabeteEtPlongée.fr


10 - Avec de l’insuline, il n’est pas utile de se contrôler avant de prendre le volant ?

Faux

Un contrôle avant le départ puis toutes les 2 heures est recommandé pour la conduite automobile.
Il est aussi recommandé, pour plus de sécurité, d’avoir toujours de quoi se resucrer dans le véhicule.


11 - Il est obligatoire de signaler son diabète à son médecin du travail ?

Faux

Ça n'est pas obligatoire, mais c'est recommandé.
En effet, le médecin du travail est le garant d'un poste adapté à votre santé. Si vous le prévenez que vous avez un diabète, il s'assurera que vous êtes en sécurité dans l'entreprise.
En cas d'adaptations nécessaires du poste de travail, il le fera en concertation avec vous.


12 - Le médecin du travail respecte le secret médical ?

Vrai

Tout médecin est soumis au secret médical selon l’article R.4127-4 du code de la santé publique.
Si la déclaration du diabète auprès du médecin du travail n’est pas obligatoire, elle est vivement encouragée. Votre médecin du travail pourra ainsi s’assurer que votre poste est parfaitement adapté à votre état de santé.
Il est aussi là pour répondre à vos questions si la maladie vous pose des problèmes au cours du travail.


13 - La déclaration du diabète à l'employeur n'est pas obligatoire ?

Vrai

Tout ce qui concerne votre santé relève du secret médical.
Vous n’êtes pas obligés d’informer votre employeur ou vos collègues de vos problèmes de santé. Cependant, si vous êtes à risque d'hypoglycémie ou de malaise, n'hésitez pas à en discuter avec un collaborateur proche afin qu'il puisse vous soutenir en cas de malaise et savoir réagir (ex. vous resucrer).
Conservez aussi la liste des traitements sur vous en permanence pour plus de sécurité.


14 - À l’entretien d’embauche, je dois délivrer mon attestation de carte vitale mentionnant mon 100 % (ALD n°8) diabète ?

Faux

Aucune loi ne l’oblige. Vous avez même intérêt à demander auprès de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) une attestation de carte vitale anonymisée ne mentionnant pas que vous êtes porteur d’une Affection de Longue Durée (ALD).
Ce droit est stipulé par l’article R.161-33-4 du code de la sécurité sociale.
Ni votre employeur ni un autre collègue n’a besoin d’être informé de vos problèmes de santé. Seul le médecin du travail a intérêt à connaître tous vos problèmes de santé afin d’être le garant de votre santé en entreprise.


15 - Le diabète fait partie de la liste des maladies empêchant de travailler ?

Faux

Certaines professions sont effectivement restreintes, comme Pilote de ligne, Contrôleur aérien, Soldat et Sapeur-pompier.
D’autres professions sont accessibles au cas par cas, comme Marin, Fonctionnaire de police ou certains métiers nécessitant le permis de conduire (ex : Poids lourds, évaluation par médecin agréé auprès de la Préfecture).
Cela dépend beaucoup des traitements nécessaires pour contrôler le diabète.
En raison des risques pour soi ou ses collaborateurs, certains métiers peuvent aussi être proscrits, comme le travail en hauteur ou avec des machines dangereuses.
Le médecin du travail est votre interlocuteur de choix et est là pour garantir la sécurité de tous au sein de la vie professionnelle.


16 - Le diabète ne permet pas d'exercer certains métiers ?

Vrai

Certaines professions sont effectivement restreintes, comme Pilote de ligne, Contrôleur aérien, Soldat et Sapeur-pompier.
D’autres professions sont accessibles au cas par cas, comme Marin, Fonctionnaire de police ou certains métiers nécessitant le permis de conduire (ex : Poids lourds, évaluation par médecin agréé auprès de la Préfecture).
Cela dépend beaucoup des traitements nécessaires pour contrôler le diabète.
En raison des risques pour soi ou ses collaborateurs, certains métiers peuvent aussi être proscrits, comme le travail en hauteur ou avec des machines dangereuses.
Le médecin du travail est votre interlocuteur de choix et est là pour garantir la sécurité de tous au sein de la vie professionnelle.


17 - Le diabète entraîne la reconnaissance automatique en travailleur handicapé ?

Faux

Un diabète non compliqué ou avec des traitements ne perturbant pas la vie quotidienne ne permet pas nécessairement de bénéficier de la Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).
La RQTH reste toutefois possible dès lors que la personne est atteinte par une maladie physique, sensorielle ou psychique altérant sa capacité de travail.
La demande est réalisée auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Le statut est anonyme sans obligation de déclaration auprès de l’entreprise ou une tierce personne.


18 - Si le diabète retentit sur mon travail, je peux demander une reconnaissance au titre de travailleur handicapé ?

Vrai

Le diabète ou toute autre maladie réduisant mes capacités de travail peut justifier d’une demande de reconnaissance au titre de travailleur handicapé (RQTH).
Cette reconnaissance permet de bénéficier d’assistances spécifiques pour conserver son emploi ou en trouver un autre.
Le statut est anonyme sans obligation de déclaration auprès de l’entreprise ou d’une tierce personne.


19 - Des examens de suivi du diabète ne peuvent pas justifier d’une absence sur le temps de travail ?

Faux

L’article L.1226-5 du Code du travail ordonne que : « tout salarié atteint de maladie grave (ALD)[…] bénéficie d’autorisation d’absence pour les traitements médicaux rendus nécessaires par son état de santé ».
On peut ainsi se rendre quelques heures par semaine aux soins sans que l’employeur s’y oppose.
Les absences ne sont pas payées par l’entreprise, sauf si une convention collective ou un accord d’entreprise plus favorable est en vigueur dans votre entreprise.


20 - En cas de difficultés au travail, je peux m'adresser au médecin du travail, à une assistante sociale ou à la Fédération française des diabétiques (AFD) ?

Vrai

Ces 3 intervenants peuvent vous aider dans les difficultés que vous rencontrez dans la vie quotidienne personnelle ou professionnelle.
N’hésitez pas à leur faire part de vos interrogations.


21 - Je peux être licencié pendant un arrêt maladie ?

Faux

Un arrêt maladie est une prescription médicale visant à protéger la personne.
Un salarié en arrêt maladie ne peut donc pas être sanctionné ou licencié pendant la durée de cet arrêt maladie SAUF si le médecin du travail déclare la personne inapte à son poste.
Une autre exception peut motiver la rupture du contrat de travail devant les tribunaux : si l’absence de la personne perturbe gravement le fonctionnement de l’entreprise.
Pour toute question, faites-vous aider par le médecin du travail, une assistante sociale, le représentant syndical ou la Fédération française des diabétiques (AFD).