Diabète, ce qu'il faut savoir sur
Suivi médical recommandé

Faux

Un objectif glycémique personnalisé avec une hémoglobine glyquée vers 7 % permet de nettement limiter les complications du diabète lorsque la tension artérielle est aussi bien contrôlée (< 14/8,5).
En cas de lésions de rétinopathie déjà existantes, un bon contrôle du diabète est aussi un des piliers qui accompagne les soins de votre ophtalmologue.
Le suivi ophtalmologique peut être espacé à une consultation tous les 2 ans quand le fond d’œil est normal et que le diabète, la tension artérielle et le bilan lipidique sont bien équilibrés.


Vrai

La rétine est la structure au fond de l’œil sur laquelle se projette l’image que l’on voit.
C’est donc cette rétine que l’on observe au fond d’œil (en même temps que le nerf optique).
Aujourd’hui, on a aussi recours à la rétinographie, qui est une photo haute résolution de la rétine (parfois même sans dilater la pupille). La photo est ensuite analysée par un ophtalmologue. Cependant, elle n’est qu’un dépistage et ne remplace pas la consultation d’ophtalmologie.


Vrai

Les lésions de la rétine qui peuvent être créées par un diabète déséquilibré ne font pas mal.
La vision ne baisse souvent qu’avec de sévères lésions rétiniennes.
Ainsi, le seul moyen de s’assurer que la rétine reste saine est de réaliser le fond d’œil régulièrement.
Le diabète est la 1e cause de cécité en France.
C’est pour éviter la survenue d’une rétinopathie que l’objectif d’hémoglobine glyquée est personnalisé vers l’objectif de 7 %.


Vrai

On insiste sur l’équilibre du diabète afin de limiter les complications, dont l’atteinte de la rétine qui peut provoquer une baisse de la vision. En prenant soin de son diabète et ses traitements, on protège ainsi ses organes.
Votre objectif d’hémoglobine glyquée, personnalisé mais visant souvent 7 %, permet de réduire le risque de survenue d’une rétinopathie.
Vous pouvez reparler avec votre médecin de votre rythme du suivi des yeux.


Faux

Seul un examen du fond d’œil permet d’affirmer que la rétine est saine.
L’ophtalmologue dépiste en même temps le glaucome, fréquent avec l’âge.
Le suivi chez l’ophtalmologue a lieu au moins tous les 2 ans (et plus fréquemment selon votre état de santé).
Si les médecins insistent sur le contrôle glycémique et de tension artérielle, c’est parce que leur contrôle permet de réduire/ralentir le risque de développer une rétinopathie.


Faux

Les recommandations préconisent la mesure de l’hémoglobine glyquée tous les 3 mois (notée HbA1C sur l’ordonnance).
Pourquoi 3 mois ? L’explication est biologique.
3 mois, c’est la durée de vie d’un globule rouge et donc … de l’hémoglobine. Or l’hémoglobine se charge en sucre proportionnellement à vos taux de glycémie.
L’HbA1C est donc le reflet de votre glycémie moyenne des 3 derniers mois.
Si vos résultats sont toujours à l’objectif et que le traitement reste inchangé, le contrôle peut être espacé à 2 fois par an.


Vrai

C’est vrai ... pour certaines personnes.
Pour savoir si le diabète est bien contrôlé, il est recommandé de contrôler l’HbA1C tous les 3 mois. Le traitement est réévalué à la suite de cette prise de sang.
Lorsque l’on est traité par insuline ou que l’on est atteint de complications du diabète, la surveillance tous les 3 mois est préconisée.
Cependant, si vous avez toujours de bons résultats et que le traitement (hors insuline) n’est pas modifié, on peut espacer les prises de sang tous 6 mois.
Des analyses supplémentaires peuvent s’ajouter en fonction d’autres problèmes de santé.
Par ailleurs, la prise de sang complète avec l’analyse d’urines et le cholestérol, c’est une fois par an.


Vrai

L’hémoglobine glyquée (abréviée HbA1C) est le reflet de votre glycémie moyenne au cours des 3 derniers mois. On la contrôle donc de façon trimestrielle afin de vérifier que le diabète est sous le seuil déterminé par votre médecin.
Si vous ne connaissez pas la valeur cible de votre HbA1C, parlez-en à votre médecin.
Si votre HbA1C est toujours à son niveau de cible (souvent < 7%) et que le traitement n’est pas modifié, le rythme peut être espacé à 2 contrôles par an.


Faux

Pas besoin ! C’est pour le diagnostic du diabète où il faut être à jeun (rester sans manger) depuis 8 heures avant de mesurer la glycémie veineuse.
NB. Le bilan annuel du cholestérol (dit lipidique), nécessite d’être à jeun depuis 12 heures.


Vrai

HbA1C en est l’abréviation. Il s’agit du reflet de votre glycémie moyenne sur les 3 derniers mois. On l’exprime en pourcentage (elle peut toutefois être sous-estimée par une anémie).
Un objectif chiffré est fixé spécifiquement pour vous selon plusieurs paramètres de santé (le plus souvent &alt; 7 %).


Vrai

On parle aussi d’hémoglobine glyquée. Elle se dose au laboratoire tous les 3 mois.
Tant qu’elle reste sous le seuil qui correspond à votre état de santé (souvent < 7%), elle indique que le diabète est bien contrôlé.
D’ailleurs, si elle est toujours très bonne, on peut réduire la surveillance à 2 contrôles par an.


Vrai

Le traitement du diabète dépend avant tout de votre santé, mais aussi des résultats de l’hémoglobine glyquée (dont l’objectif est personnalisé).
Souvent l’HbA1C doit être < 7%, mais avec l’âge ou des problèmes cardiaques par exemple, il est bénéfique d’être moins strict sur l’objectif glycémique.
Votre médecin réévalue donc votre traitement tous les 3 à 6 mois.


Vrai

Le diabète de type 2 fait partie des facteurs de risque cardio-vasculaires avec le tabagisme, le mauvais cholestérol, l’hypertension artérielle, des antécédents familiaux d’infarctus précoce et l’âge (femmes > 60 ans, hommes > 50 ans).
Il est recommandé d’avoir un suivi cardiologique lorsqu’on a plusieurs facteurs de risques cités ci-dessus (ou que l’on a eu un accident cardio-vasculaire).
Le suivi par le cardiologue est donc préconisé pour de nombreuses personnes et c’est le cardiologue lui-même qui détermine le rythme de surveillance.
Lorsque le diabète est isolé (sans autres facteurs de risque cardio-vasculaire) et si vous avez accès à un électrocardiogramme tous les ans, alors l’avis du cardiologue est dispensable.


Vrai

Le diabète de type 2 est souvent associé aux autres facteurs de risque que sont le tabagisme, l’excès de mauvais cholestérol, l’hypertension artérielle, ...
Ces facteurs de risque, lorsqu’ils s’additionnent, multiplient le risque d’accident cardio-vasculaire. C’est pourquoi il faudrait être régulier dans le suivi médical. L’ECG de repos est donc recommandé tous les ans.


Vrai

Afin d’optimiser la protection du cœur et des artères, le mauvais cholestérol (le LDL-cholestérol), doit être maintenu à des taux bas.
Pour y arriver, il y a : une alimentation saine, limitant les apports en acides gras saturés (frites, charcuterie, fromage) et riche en acides gras oméga 3 (colza, poissons gras) et 6 (noix, tournesol) ainsi qu’une activité physique quotidienne.
Mais pour passer au-dessous des 1 g/L de mauvais cholestérol, une statine est bien souvent nécessaire, en complément. Les statines sont les médicaments hypocholestérolémiants.
Le bilan lipidique est lui aussi contrôlé au moins 1 fois par an.


Faux

Les statines (médicaments hypocholestérolémiants) ont prouvé leur efficacité en prévention cardio-vasculaire et leur innocuité depuis 25 ans.
Pas de crainte à avoir concernant une potentielle toxicité de ce traitement (en dehors des effets indésirables connus comme les crampes).
Au cours du diabète, elles sont le plus souvent nécessaires et ont par contre montrée une nette baisse des maladies cardio-vasculaires (objectif de LDL-cholestérol < 0,7 g/L pour la plupart des diabétiques).


Vrai

Notre corps évolue, ainsi va de notre pression artérielle. Il est bénéfique de la réévaluer environ 4 fois par an. Si je n’ai pas de brassard électronique, je peux demander à mon médecin qu’il m’en prête un pendant 3 jours.
Pendant 3 jours, je prends ma tension (toujours assis depuis 5 minutes) : au petit déjeuner sans avoir pris mes cachets et au bord du lit le soir.
Après avoir noté les résultats de la 1e mesure, j’en lance une 2e, puis une 3e.
Plus d’informations : Automesure.com


Vrai

C’est ce qu’on appelle l’auto-mesure tensionnelle, préconisée par les cardiologues.
Elle permet de s’affranchir de l’effet blouse blanche et de connaître sa tension dans la vraie vie.
Pour plus d’informations, parlez-en à votre médecin. Il peut vous prêter un brassard électronique pour faire les mesures pendant 3 jours. Au cours du diabète, il est recommandé de réaliser une auto-mesure tensionnelle tous les 3 mois.


Vrai

Avant de reprendre une activité physique soutenue, il vaut mieux en parler à son médecin. Celui-ci fera le point avec vous sur le suivi du diabète et votre traitement afin d’anticiper si besoin le risque hypoglycémique.
Pour toute personne avec un diabète, il est préconisé de réaliser un électrocardiogramme (ECG) tous les ans. Une consultation spécialisée avec un cardiologue peut être justifiée.


Vrai

C’est bien connu dans les pays chauds. Le sel retient l’eau et permet de ne pas se déshydrater. Sauf qu’avec l’âge, les artères durcissent et cette rétention d’eau fait monter la pression artérielle.
Pour préserver votre santé, les apports en sel devraient se limiter à 5 g/j.
Les plats préparés, le pain et le fromage sont les plus grands pourvoyeurs de sel. De même, évitez de resaler à table.


Vrai

Les diabétologues français préconisent de limiter la consommation de sel entre 6 et 8g par jour (L’Organisation Mondiale de la Santé, OMS préconise même de consommer moins de 5 g de sel par jour).
Les plats préparés, le pain et le fromage sont les plus grands pourvoyeurs de sel.
Les conclusions de grandes études montrent que se limiter à 5 g/j réduit les accidents vasculaires cérébraux de 24% et infarctus du myocardes de 18%.


Vrai

C’est pour cela que le suivi cardiologique devrait être régulier, afin de dépister un problème avant tout accident.
Ces infarctus sans douleurs de poitrine surviennent surtout chez les personnes avec un diabète ancien et plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaire parmi : tabac, hypertension artérielle, taux élevé de mauvais cholestérol, âge supérieur à 60 ans pour les femmes et 50 pour les hommes.
Un suivi médical régulier et une bonne hygiène de vie permettent de diminuer nettement les accidents cardio-vasculaires.


Faux

Ça ne fait pas mal mais c’est très grave. Une artère du cerveau est bouchée, il faut la déboucher rapidement.
C’est pourquoi il est important que tout adulte sache reconnaître cette maladie.
Notez l’heure et appelez le 15 (SAMU) dès que vous ou une personne de l’entourage a des symptômes comme :
- perte de force ou engourdissement du visage
- perte de force ou engourdissement du bras ou de la main
- difficultés à parler
- avec parfois : troubles de l’équilibre, maux de têtes forts, baisse de la vision


Vrai

Un AVC, c’est un accident vasculaire cérébral, autrement dit une artère du cerveau qui se bouche ou qui saigne.
Les signes sont : paralysie du visage, paralysie du bras, difficultés ou impossibilité à parler.
Le temps est compté pour déboucher l’artère (ou limiter le saignement) et ainsi éviter le handicap.
Il s’agit de la 1e cause de mortalité chez la femme (3e chez l’homme).
Il faut donc noter l’heure et appeler le 15 (SAMU) immédiatement.


Faux

Le corps peut réagir fort et vite lorsqu’il n’a plus le traitement anti-hypertenseur. Le risque d’accident cardio-vasculaire est augmenté.
Si la tension artérielle est autant surveillée par les médecins, c’est parce qu’elle est le facteur de risque cardio-vasculaire le plus pourvoyeur d’AVC.
L’hypertension artérielle multiplie le risque des AVC, des infarctus du myocarde, de l’artérite des jambes, de l’insuffisance rénale chronique. Si elle est bien traitée, on réduit nettement ce sur-risque.
Au cours du diabète, la tension devrait rester sous 140/85 mmHg.


Faux

Dans la population générale, on recommande le seuil supérieur de 140/90 mmHg de pression artérielle (sauf âge > 80 ans).
Cependant, au cours du diabète, les études ont montré une réduction des accidents cardio-vasculaires sous les 140/85 mmHg.
En effet, le 2e chiffre de la tension, dit “diastolique”, multiplie fortement le risque cardio-vasculaire lorsqu’il augmente, même de peu.
En faisant attention à sa consommation de sel, en marchant 30 minutes par jour et en prenant son traitement pour la tension tous les jours, le risque d’accident cardio-vasculaire est nettement diminué. Évidemment, le tabac est à proscrire.


Vrai

Le diabète augmente le risque d’accidents cardio-vasculaires comme les infarctus du myocarde ou les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Il s’agit donc bien d’un facteur de risque cardio-vasculaire.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le suivi et le traitement sont bénéfiques lorsqu’ils sont réguliers.
Afin de limiter ce sur-risque, on corrige aussi les autres facteurs de risque : tabagisme, hypertension artérielle, mauvais cholestérol, mais aussi la sédentarité et le surpoids.


Vrai

Ce sont les facteurs de risque modifiables, puisque nous ne pouvons pas agir sur notre âge et notre hérédité, qui sont 2 autres facteurs de risque.
Ils sont bien connus et leur nocivité est établie (pour le cholestérol, il s’agit ici du mauvais ou LDL, puisque le bon cholestérol ou HDL est protecteur).
Les modifications de l’alimentation, une activité physique régulière et les traitements du diabète servent à maîtriser ce sur-risque.


Faux

L’écho-doppler artériel sert à dépister l’artérite oblitérante des membres inférieurs. Or celle-ci est favorisée par le diabète.
Il est donc recommandé de réaliser des échographies tous les 5 ans dès que l’on a plus de 40 ans, un diabète depuis plus de 20 ans ou d’autres facteurs de risque cardio-vasculaires associés (hypertension artérielle, dyslipidémie, tabagisme).


Vrai

Le diabète favorise le dépôt de cholestérol dans les artères.
Un bilan par doppler des jambes avec mesure de l’IPS est recommandé chez tout individu de plus de 40 ans, avec un diabète ancien (> 20 ans) ou des facteurs de risques cardio-vasculaires associés (hypertension, âge moyen, …).
L’IPS, index de pression systolique, compare la pression artérielle cheville/bras et sert de marqueur pour diagnostiquer l’artérite oblitérante des membres inférieurs.


Vrai

La bouche est une grande porte d’entrée bactérienne. Pour toute la population, les soins dentaires sont importants afin de prévenir des infections à point de départ bucco-dentaires et pour la préservation du capital dentaire.
Donc, brossage de dents matin et soir et suivi annuel par le dentiste sont recommandés.


Faux

Au cours du diabète de type 2, il est recommandé de consulter votre dentiste au moins tous les ans.
De même, le brossage des dents est souhaitable 2 fois par jour.
En effet, un diabète déséquilibré favorise la gingivite et ainsi le déchaussage des dents. L’inflammation de la gencive déséquilibre encore plus le diabète.


Vrai

Le suivi dentaire annuel fait partie du suivi de la maladie diabétique.
Le brossage des dents quotidiens fait aussi partie du traitement. En effet, si un diabète déséquilibré endommage l’état bucco-dentaire, des soins rigoureux contribuent à équilibrer le diabète tout en préservant le capital dentaire.


Faux

A tout âge un diabète déséquilibré peut abîmer les petits nerfs des pieds. On parle de neuropathie. La sensibilité étant altérée, on peut se blesser sans s’en rendre compte !
C’est pourquoi votre médecin teste tous les ans la sensibilité au niveau des pieds avec le « monofilament » pour dépister la neuropathie.
Quand l’examen est anormal, il y a une neuropathie et la surveillance des pieds devrait être quotidienne.


Faux

Question réservée aux patients avec neuropathie .

C’est tous les jours qu’il faut être attentif lorsqu’on a une neuropathie. La sensibilité de vos pieds est diminuée, ce qui augmente le risque de vous blesser sans vous en rendre compte.
Avec un bon éclairage, on vérifie que le pied n’a pas de blessure, irritation, de mycose entre les orteils ou de cals/ampoules/corne. Vérifiez l’état des ongles aussi.
Vous pouvez vous aider d’un miroir si vous manquez de souplesse pour les vérifier. Vous pouvez aussi vous faire aider.


Faux

Question réservée aux patients avec neuropathie .

Si vous découvrez une blessure ou autre lésion du pied, consultez rapidement votre médecin sans chercher à la soigner vous-même.
Rincez à l’eau et au savon, séchez, appliquez une compresse sèche avant de vous rendre chez votre médecin.
Un examen médical s’impose afin de bien identifier avec vous la raison de cette plaie et mettre en place le traitement adapté.


Vrai

Question réservée aux patients avec neuropathie .

La neuropathie augmente le risque de blessures et de complications. Vos pieds nécessitent donc une attention particulière : tous les jours par vous-même et à chaque consultation par votre médecin.
Si vous avez aussi des pieds déformés (orteils en griffe, pied creux, hallux valgus), le podologue participe aussi à la prévention au minimum tous les 3 mois (prestation remboursée) car le grade podologique est à 2.


Vrai

Question réservée aux patients avec neuropathie .

L’inspection des pieds doit être quotidienne pour prévenir ou repérer rapidement toute blessure.
On recherche en plus des lésions citées : fissuration, macération, cor, blessure ou plaie, mycose entre les orteils, ongles incarnés ou épaissis.
Il est aussi très important d’être bien chaussé quand on est diabétique !
Consultez rapidement votre médecin si vous observez une anomalie.


Vrai

Question réservée aux patients avec neuropathie .

Même à la maison ou à la plage, le chausson/la chaussure devrait être fermé, parce que le risque de se blesser est grand. Passez aussi la main dans les chaussures avant de les enfiler pour rechercher un objet qui serait tombé dedans ou une aspérité qui pourrait blesser.


Vrai

Les nerfs souffrent de l’hyperglycémie chronique. Ce sont les nerfs les plus longs (et donc des extrémités des pieds et doigts) qui s'abîment en premier.
Le médecin la dépiste en examinant tous les ans vos pieds avec le monofilament.
Parlez-en à votre médecin si vous trouvez que vous sentez moins bien ou que vous avez des douleurs ou des fourmillements au niveau des pieds.


Faux

Malheureusement non et on se rend souvent compte tardivement qu’on a une neuropathie. Souvent après des blessures que l’on n’a pas senti tout de suite.
Votre médecin la dépiste avec le test du monofilament, réalisé une fois par an au cours de la consultation qui fait le point sur votre diabète.


Vrai

Tout pied déformé entraîne des pressions anormales sur certaines parties des pieds et peut causer à terme des plaies.
Il est préférable de prendre l’avis d’un podologue devant tout pied déformé.
Ensuite, si on vous a conseillé des semelles, elles sont à porter tous les jours ! Les orthèses, qui corrigent des anomalies de positions des orteils, devraient être changées tous les ans et lavées régulièrement.


Faux

Les semelles et orthèses servent à maintenir le pied dans la position la plus naturelle possible. Ils corrigent les points de frottement et de surpression.
Elles devraient être portées le plus possible, même à la maison.


Vrai

Toute plaie des pieds doit bénéficier rapidement d’un avis médical. Nettoyez juste à l’eau et au savon sans appliquer de désinfectant. Puis appliquez une compresse sèche avant d’aller chez votre médecin.
En laissant la plaie traîner, elle peut s’infecter et s’aggraver rapidement.
Vous pourrez ensemble comprendre la cause de cette plaie et mettre en place le traitement adapté.


Faux

La règle ne diffère pas de celle des personnes non diabétiques : un simple lavage à l’eau tiède et au savon, tous les matins, est recommandé. Puis séchez bien, notamment entre les orteils. Il est recommandé d’appliquer ensuite de la crème hydratante (sauf entre les orteils).
Un bain de pieds ramollit la peau et la rend trop souple. Vous augmentez donc le risque de plaie et de mycoses.
Ensuite, les chaussettes ou bas doivent être propres et changées tous les jours.


Vrai

Question réservée aux patients avec neuropathie .

N’utilisez pas de limes métalliques, ciseaux, scalpels, lames de rasoirs. Le risque de blessure est grand.
Après la douche, vous pouvez utiliser une pierre ponce non agressive.
Si ça ne suffit pas, il est préférable de revoir le podologue.


Faux

Trop de risque de blessure ou d’ongle incarné en coupant les ongles en forme d’arrondi.
Il faut rester simple : 1 fois par mois, coupez les droits, au carré, avec des ciseaux à bouts ronds (attention à ne pas les couper trop court). Ensuite limez les coins avec une lime en carton.
Faites-vous aider ou consultez le podologue si les soins sont trop difficiles à réaliser seul.


Vrai

Question réservée aux patients avec neuropathie .

Lorsque les pieds sont atteints de neuropathie, par mesure de protection, il faudrait utiliser seulement des chaussures fermées.
La chaussure idéale devrait être achetée en fin de journée. Elle est large, souple, à lacets/scratch, sans couture intérieure (et avec des talons de moins de 4 cm pour les dames).
Sont à éviter les tongs et toute chaussure ouverte, à la plage comme à la maison.


Faux

Question réservée aux patients avec neuropathie .

Il est vrai que lorsqu’on a une neuropathie, les pieds devraient être protégés par des chaussures ou chaussons fermés.
Mais lorsqu’ils sont neufs, leur rigidité impose de ne les porter que quelques heures.
Une fois qu’ils sont assouplis, ils peuvent être portés toute la journée.
A noter qu’il est préférable d’avoir 2 paires de chaussures afin d’en changer tous les jours.


Faux

Question réservée aux patients avec neuropathie .

Il est recommandé de vérifier qu’il n’y a pas de corps étranger dans les chaussures à chaque chaussage ! Soit en les secouant à l’envers, soit en passant la main dedans jusqu’au bout.
En effet, à cause de la neuropathie vous pourriez vous blesser sans vous en rendre compte.


Vrai

Cela fait partie du bilan annuel du diabète. Au même titre que les dents, les yeux, le cœur, le rein peut être touché par le diabète.
Cette analyse sur un prélèvement d’urines permet de vérifier leur bon fonctionnement et d’ajuster votre traitement. C’est donc très important.


Faux

En analysant l’urine (1 fois par an), on s’assure que les reins ne sont pas abîmés par le diabète. Il existe des traitements efficaces pour protéger les reins en cas d’anomalie découverte à l’examen d’urine.
Un diabète sans suivi médical attentif peut conduire à l’insuffisance rénale.


Faux

L’organisation des soins en France précise que le médecin généraliste est le médecin référent de la personne atteinte d’une maladie chronique.
Le diabétologue intervient dans le cas des diabètes compliqués, difficiles à équilibrer ou pour les personnes qui ont un traitement par pompe à insuline.
Pour toute question sur le diabète, vous pouvez vous adresser à votre médecin traitant, votre pharmacien, le diabétologue, les associations de patients (Fédération française des diabétiques, autres), Ameli-sophia, les réseaux de santé … sont à votre écoute.


Faux

Le rythme des consultations sera déterminé avec votre médecin généraliste et/ou votre diabétologue en fonction de l’accompagnement nécessaire à votre problématique de santé.
Il y a beaucoup de notions à acquérir dans le diabète, comme vous pouvez l’observer au-travers de tous ces quiz.
Ces consultations dédiées à la connaissance de la maladie servent à acquérir ces notions.
Votre médecin fera également le point sur les difficultés que vous rencontrez avec votre alimentation et l’activité physique.
Si vous êtes suivi par un diabétologue, vous conviendrez avec lui de la date de la prochaine consultation en fonction de votre équilibre glycémique et des complications du diabète.


Vrai

L’hyperglycémie chronique endommage ces organes. En équilibrant bien votre diabète, vous pouvez améliorer votre santé.
Avec un suivi médical régulier, votre médecin traitant peut agir avec vous pour lutter contre le retentissement du diabète.
Un bon équilibre alimentaire, une activité physique quotidienne ont toujours un intérêt, votre médecin vous prescrira des médicaments efficaces pour prévenir ou retarder les complications du diabète.


Vrai

Le vaccin est recommandé et remboursé tous les ans du fait de l’immuno-dépression induite par le diabète. En effet, l’hyperglycémie perturbe les capacités du système immunitaire.
Pour le tétanos, le rappel a lieu à 25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans.


Vrai

Certains cancers sont un peu plus fréquents chez les personnes avec un diabète (cancer des intestins, cancer du foie chez l’homme, cancer du pancréas chez la femme).
Lorsque l’on a l’âge (ou avant en cas familiaux de cancers), il est préférable de participer activement à chaque dépistage lorsque l’on y est invité. Ceci permet de s’assurer qu’il n’y a pas de lésions suspecte. En présence d’une lésion cancéreuse, vous serez ainsi rapidement orienté vers un spécialiste sans retard au diagnostic.
Les dépistages généralisés concernent les cancers du col de l’utérus, cancer du sein et du côlon chez la femme. Chez l’homme, il s’agit des cancers du côlon et de la prostate.
Reparlez-en avec votre médecin si vous n’êtes plus sûr des dates de vos derniers examens.


Faux

Certains cancers sont un peu plus fréquents chez les personnes avec un diabète (cancer des intestins, cancer du foie chez l’homme, cancer du pancréas chez la femme).
Lorsque l’on a l’âge (ou avant en cas familiaux de cancers), il est préférable de participer activement à chaque dépistage lorsque l’on y est invité. Ceci permet de s’assurer qu’il n’y a pas de lésions suspecte. En présence d’une lésion cancéreuse, vous serez ainsi rapidement orienté vers un spécialiste sans retard au diagnostic.
Les dépistages généralisés concernent les cancers du col de l’utérus, cancer du sein et du côlon chez la femme. Chez l’homme, il s’agit des cancers du côlon et de la prostate.
Reparlez-en avec votre médecin si vous n’êtes plus sûr des dates de vos derniers examens.


Faux

Question réservée aux patients avec rapide .

L’objectif “large” dans le diabète de type 2 est d’obtenir une glycémie inférieure à 1,8 g/L 2 heures après le repas.
[Cet objectif peut être modulé en fonction de votre santé]
A jeun (au réveil ou en fin d’après-midi), la glycémie souhaitée est d’environ 1 g/L (sous 1,3 g/L) et cela sans hypoglycémie.
N’hésitez pas à prendre le temps d’en reparler avec votre médecin.


Vrai

Un surpoids, une obésité ou un large cou sont des facteurs de risque d’apnées du sommeil. Or, ils sont aussi fréquemment associés au diabète de type 2.
On peut suspecter des apnées de sommeil lorsqu’on est : somnolent dans la journée, grand ronfleur, obèse ou avec un large cou.
D’autres signes sont aussi évocateurs : un sommeil non réparateur, des apnées constatées par l’entourage, des sensations d’étouffement pendant le sommeil, des besoins fréquents d’uriner la nuit ou une hypertension artérielle nécessitant beaucoup de traitements.
La confirmation du diagnostic est faite par le pneumologue, après en avoir parlé avec votre médecin généraliste.


Vrai

60 à 80 % des personnes atteintes du diabète de type 2 présenteraient aussi un syndrome d’apnées du sommeil.
Ce syndrome augmente le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires et respiratoires.
On peut l’évoquer quand on a : des ronflements importants, une somnolence marquée en journée, des apnées nocturnes constatées par l’entourage, des envies nocturnes d’aller uriner, une obésité, un cou large, un sommeil non réparateur.
N’hésitez pas à en reparler avec votre médecin traitant.


Vrai

Afin de limiter la survenue des complications d’une grippe, le Ministère de la Santé propose à toute personne atteinte d’un diabète le vaccin antigrippal, qui devrait être réalisé chaque année à l’automne.
C’est aussi vrai après 65 ans, puisque l’immunité diminue.
Dans ces 2 cas, le vaccin est remboursé.


Vrai

En plus de ces vaccinations, il est également bénéfique de se faire vacciner contre le pneumocoque lorsque l’on a un diabète qui nécessite un traitement.
Le pneumocoque est une bactérie responsable de la majorité des surinfections respiratoires ou ORL.
La vaccination devra être répétée tous les 5 ans.
Après 65 ans, la vaccination contre le zona est aussi recommandée en l’absence d’antécédents de zona.


Vrai

Les vaccins suivants sont remboursés et aident à protéger des maladies suivantes :
- la grippe. Le vaccin est réalisé tous les ans à l’automne.
- le pneumocoque. Il est réalisé tous les 5 ans et limite les surinfections respiratoires.
- le zona. Après 65 ans, que l’on soit diabétique ou non, il est recommandé de réaliser la vaccination en 1 seule injection, en l’absence de survenue de poussée de zona.