Diabète, ce qu'il faut savoir sur
Impuissance

Vrai

Le terme d’impuissance a été remplacé par celui de dysfonction érectile. Sa définition incomplète est dans l’intitulé de la question.
On la précise en ajoutant le caractère persistant des troubles : ils persistent depuis au moins 3 mois.
Des traitements efficaces peuvent être proposés dans le cadre d’un suivi avec votre médecin traitant.


Faux

Depuis 1992 on a remplacé le terme « impuissance » par celui de « dysfonction érectile ».
S’il s’agit bien de troubles de l’érection, le terme dysfonction érectile se concentre sur la partie « mécanique » du trouble érectile, sans considérer le ressenti et les sentiments.
Les troubles sont présents en permanence depuis au moins 3 mois.
Il existe des traitements efficaces. Parlez-en à votre médecin au cours d’une consultation dédiée.


Vrai

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de troubles érectiles au cours du diabète chez l’homme. On parle d’origine multi-factorielle (neuropathie diabétique, vasculaire, psychologique). L’ancienneté du diabète et la qualité du contrôle glycémique comptent aussi.
Comme autres facteurs favorisants on trouve aussi les problèmes prostatiques, les maladies cardio-vasculaires, la prise de certains médicaments.


Vrai

Afin de pouvoir approcher le trouble dans son ensemble (histoire des troubles, caractères des troubles, examen clinique, retentissement psychologique), il est préférable de prévoir une consultation dédiée.
Au cours du diabète de type 2, un bilan cardiologique sera le plus souvent nécessaire avant de pouvoir introduire un traitement pour la dysfonction érectile.
De nombreux traitements existent, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.


Faux

La dysfonction érectile étant un marqueur de risque cardio-vasculaire, un bilan cardiologique est vivement recommandé dès lors que le diabète est accompagné d’un autre facteur de risque cardio-vasculaire (parmi : hypertension artérielle, âge > 50 ans, tabagisme, antécédents familiaux d’accidents cardio-vasculaires, excès de cholestérol).
Il est d’emblée nécessaire lorsque l’on est cardiaque ou que la montée de 2 étages par les escaliers est difficile.
Ce bilan n’empêchera pas la prescription de médicaments à visée érectile mais vise à dépister une maladie cardiaque silencieuse.


Faux

C’est avec le médecin traitant que le bilan initial devrait être réalisé. Il sert à comprendre la raison de l’apparition des troubles érectiles et comporte un examen clinique.
Le plus souvent un bilan avec le cardiologue s’avère nécessaire.
Selon votre état de santé et le bilan cardiologique, un certain nombre de traitements efficaces peuvent être prescrits (certains remboursables en partie).
Si vous n’êtes pas satisfait, l’andrologue et l’urologue seront là pour vous accompagner avec d’autres solutions.


Vrai

Une prise de sang accompagne toute consultation pour dysfonction érectile afin de comprendre les raisons du trouble de l’érection. En même temps, le bilan du diabète est mis à jour : bilan annuel du diabète + bilan hépatique + PSA (si > 50 ans), dosage de testostérone.
Votre médecin pourra ainsi vous proposer des solutions adaptées à votre état de santé.


Faux

Sauf douleurs chroniques ou symptômes urinaires, l’IRM ne fait pas partie du premier bilan de la dysfonction érectile.
Le bilan consiste à mettre à jour le bilan du diabète (hémoglobine glyquée, lipides, fonction rénale), faire un dosage du PSA (à la recherche d’anomalie prostatique) et prévoir un suivi avec le cardiologue (pour la majorité des hommes avec un diabète de type 2).
A la fin de ce bilan, des médicaments efficaces de l’érection peuvent être proposés selon votre état de santé.


Vrai

L’activité physique est importante au cours du diabète tant pour le contrôle de la glycémie que pour le contrôle du poids.
De même, la dysfonction érectile est un marqueur d’atteinte vasculaire et il est prouvé que la pratique d’une activité physique quotidienne entretient le débit sanguin, réduisant les symptômes et améliorant ainsi la qualité des érections.
Le tabac est bien entendu à proscrire.


Faux

Le Viagra/sildénafil (ou ses “cousins” comme les Cialis/tadalafil, Levitra/vardénafil ou Spedra/avanafil) peuvent être prescrits APRES la réalisation d’un bilan biologique et cardiologique (non obligatoire si diabète sans autre facteur de risque cardio-vasculaire).
Ils peuvent s’avérer dangereux en cas d’insuffisance cardiaque, de maladie coronaire ou d’hypotension graves.
6 essais du Viagra (sildénafil est le nom générique) sont nécessaires avant d’affirmer que le médicament est inefficace. D’autres médicaments existent aussi, parlez-en avec votre médecin traitant.


Vrai

Les maux de tête sont l’effet indésirable le plus fréquent. Les autres effets fréquents sont les bouffées de chaleur, les nausées, la vision trouble ou les couleurs perturbées, une congestion nasale, des douleurs musculaires.
N’hésitez pas à en faire part à votre médecin.


Vrai

Les plus connus sont le Viagra/sildénafil et son cousin le Cialis/tadalafil, qui sont à prendre par voie orale.
Il existe aussi des gels à appliquer au niveau du méat urinaire, des injections à faire dans le pénis, le vacuum (une pompe), la chirurgie urologique voire la prise d’androgènes en cas de maladie endocrinienne.
Ils sont accessibles en fonction des résultats du bilan réalisé par le cardiologue.
Certains peuvent être partiellement remboursés.
Vous pouvez faire part de vos questions à votre médecin afin qu’il vous explique chaque traitement.


Vrai

C’est vrai et bien connu. C’est pourquoi dans un premier temps votre médecin changera les médicaments qui peuvent être à l’origine des troubles de l’érection.
Les plus connus sont certains traitements pour le cœur ou pour les troubles de l’humeur.
Un avis spécialisé cardiologique ou psychiatrique peut donc s’avérer nécessaire dans certains cas. Pour les anti-épileptiques, il faut aussi un avis du neurologue.


Faux

Le suivi avec votre médecin traitant reste important non seulement pour évaluer l’efficacité du traitement mais aussi pour discuter de ses effets indésirables.
D’autres traitements peuvent être discutés si vous le souhaitez.
Au-delà des considérations “mécaniques”, votre médecin généraliste est aussi là pour vous accompagner pour le vécu de la dysfonction érectile (anciennement impuissance).


Vrai

La recherche initiale du/des cause(s) des troubles érectiles se fait initialement avec votre médecin (bilan biologique, clinique) et le plus souvent le cardiologue.
Les solutions sont évidemment adaptées à votre cas puisque la dysfonction érectile a des causes et des retentissements multiples.
Lorsque plusieurs traitements se révèlent inefficaces, l’andrologue et l’urologue vous accompagnent avec d’autres solutions (chirurgies, thérapies, hormonothérapie).