Diabète, ce qu'il faut savoir sur
Insuline et auto-surveillance glycémique

Vrai

Si l’insuline est vitale, une dose trop forte peut provoquer une hypoglycémie.
L’auto-surveillance permet d’adapter les doses d’insuline afin d’éviter le plus possible la survenue d’hypoglycémies.


Faux

Ce n’est pas votre glycémie qui varie ainsi, c’est la précision du lecteur.
Les variations de mesure des lecteurs glycémiques acceptées sont de +/- 15 % depuis le 31 juillet 2016 (sous 1 g/L, elles ne peuvent dépasser +/- 0,15 g/L).
Quand les valeurs vous paraissent aberrantes, n’hésitez pas à contrôler l’appareil avec votre pharmacien. Le lecteur est garanti pendant 4 ans.


Faux

L’auto-surveillance glycémique sert à s’assurer que le traitement par insuline est à la fois efficace (normalisation glycémique) et non nocif (hypoglycémies).
Ainsi :
- Avec 1 seule injection d’insuline par jour, il est recommandé de réaliser 2 à 4 mesures glycémiques par jour.
- Avec 2 injections par jour ou plus, le contrôle préconisé a lieu au moins 4 fois par jour.


Vrai

On contrôle sa glycémie lorsqu’on se pique avec la lancette afin de prélever une goutte de sang. Celle-ci, grâce au lecteur, nous donne notre glycémie.
C’est la définition même de l’auto-surveillance glycémique.


Vrai

Partager l’évolution de vos glycémies avec votre médecin, votre infirmière et votre diabétologue permet d’analyser votre profil glycémique et ainsi d’ajuster au mieux les doses d’insuline.
Certains lecteurs de glycémie peuvent vous permettre d’imprimer vos résultats glycémiques, à partir d’un ordinateur, et même parfois vos doses d’insuline injectées.


Faux

Les recommandations médicales préconisent de 2 à 4 mesures par jour lorsque l’on est traité par une seule injection d’insuline. Il est préférable de se contrôler le matin à jeun et avant le dîner afin d’étudier l’efficacité du traitement.
On peut aussi contrôler régulièrement la glycémie 2 heures après le repas pour s’assurer qu’elle reste sous l’objectif de 1,8 g/L.
Avec plus d’une injection par jour, au moins 4 contrôles par jour sont recommandés.


Faux

Question réservée aux patients avec rapide .

Avec de l’insuline rapide, il est recommandé de réaliser au moins 4 mesures par jour.
Il est préférable de se contrôler le matin à jeun et avant chaque repas afin d’étudier l’efficacité du traitement et calculer sa dose de rapide.
On peut aussi contrôler régulièrement la glycémie 2 heures après le repas pour s’assurer qu’elle reste sous l’objectif qui a été convenu avec votre médecin ou votre diabétologue.
Quand le traitement est réglé comme une horloge, on peut passer à 4 contrôles par jour.


Vrai

Les infections peuvent entraîner de grands déséquilibres du diabète, provoquant des hyperglycémies mais aussi des hypoglycémies.
Pour plus de sécurité, je consulte mon médecin dès que j’ai de la fièvre et je mesure ma glycémie plus fréquemment.


Vrai

L’auto-surveillance est proposée aux patients sous insuline ou chez qui l’on envisage d’en introduire une.
Néanmoins, avec des traitements comme les sulfamides hypoglycémiants (gliclazide/Diamicron®, glimépiride/Amarel®, glibenclamide/Daonil®) ou le répaglinide/Novonorm®, je peux avoir des hypoglycémies.
J’ai donc le matériel nécessaire pour mesurer la glycémie en cas de malaise, ou pour surveiller de temps en temps la glycémie à jeun.


Vrai

Contrôler régulièrement sa glycémie permet de s’assurer que celle-ci reste dans des valeurs correctes pour votre santé. Et de réagir en cas de valeurs “anormales”.
Elle permet aussi d’adapter au mieux les doses d’insuline afin d’avoir un équilibre glycémique optimal.


Faux

Les 2 sont complémentaires. Le carnet permet d’adapter les doses d’insuline au cours de la journée et des repas. La prise de sang trimestrielle vérifie que la moyenne des glycémies est à l’objectif recherché pour vous.


Faux

Le contrôle de la glycémie (taux de sucre dans le sang) nécessite une petite goutte de sang, les bords des 3 derniers doigts de chaque main sont préférables.
Mais il est aussi possible de prélever le sang sur le lobe de l’oreille ou à la base de la paume de la main.


Vrai

Je lave mes mains (eau + savon + séchage), la lancette permet d’obtenir une goutte de sang, et la bandelette du lecteur de glycémie sert à la collecter puis à l’analyser.
Il ne faut pas réutiliser les lancettes, car elles seront moins efficaces et plus douloureuses après la 1ère utilisation.
La lancette et la bandelette, souillées, sont jetées dans le conteneur sécurisé DASTRI.


Vrai

La pince pouce-index est utilisée dans tous nos gestes de la vie quotidienne. On préfère ainsi les protéger par précaution. De même, la sensibilité des doigts est logée dans sa pulpe. Avec ces règles simples, on préserve la fine sensibilité des doigts.


Vrai

C’est vrai pour tout objet piquant “souillé” afin d’éviter de piquer/contaminer quelqu’un d’autre (lancettes et aiguilles). Ne pas recapuchonner l’aiguille. Vous devriez utiliser le plus possible le conteneur remis par le pharmacien (ou certains laboratoires de biologie).
Certains auto-piqueurs fonctionnent avec un chargeur de lancettes pour la journée. Ça peut vous éviter cet inconvénient.
1 adresse pour connaître tous les centres de récupération des conteneurs, www.dastri.fr ou 0 805 69 35 36 (service gratuit) !


Faux

Toute personne atteinte d’un diabète ou son entourage peuvent gérer seules l’auto-surveillance glycémique et les injections d’insuline (ex : en couple, personne âgée).
Un accompagnement initial par un professionnel de santé est nécessaire pour acquérir la technique.
Au besoin, votre médecin traitant prescrira une aide infirmière à domicile.


Vrai

On peut aussi injecter l’insuline dans les bras.
A chaque nouvelle injection, on décale le point d’injection de 1 travers de doigt par rapport au précédent afin de ne pas développer de lipodystrophie.
Pas besoin de faire un pli cutané avant de piquer (sauf pour les aiguilles de 6mm dans les membres).
Parce qu’un “bon croquis vaut mieux qu’un long discours” (Napoléon 1er), nous vous proposons de découvrir la rotation des sites d’injection en images : Accès direct à la documentation FIT.
Vous pouvez demander à votre diabétologue de vous donner une grille de rotation.


Faux

Le plus important est de ne pas piquer toujours au même endroit afin d’éviter la constitution d’une lipodystrophie. Il faudrait donc utiliser les sites suivants : ventre, fesses et cuisses (voire les bras si vous êtes à l’aise pour injecter l’insuline).
On divise ensuite chaque territoire en moitié (quadrants pour le ventre). Les injections sont ensuite réalisées dans le sens des aiguilles d’une montre au sein de chaque quadrant, en espaçant les injections d’1cm.
Ainsi un point d’injection ne doit pas être utilisé plus souvent qu’une fois par mois.
En images : Accès direct à la documentation FIT .
Vous pouvez demander à votre diabétologue de vous donner une grille de rotation.


Vrai

Il est aujourd’hui recommandé le recours aux aiguilles de 4 mm pour tout le monde, quel que soit le sexe, l’âge ou l’indice de masse corporelle (poids/taille²).
Le pli cutané n’est pas nécessaire, l’aiguille doit être insérée à 90° (en angle droit avec la peau).
De même, le stylo injecteur ne doit pas appuyer sur la peau car on risque une injection trop profonde, c’est-à-dire intramusculaire, ce qui augmente le risque d’hypoglycémies.


Faux

Lorsque l’on pique toujours au même endroit, le corps a une réaction d’auto-défense et crée une zone inflammatoire sous-cutanée qui perturbe l’action de l’insuline. C’est la lipohypertrophie. Elle est le plus souvent liée à la réutilisation des aiguilles. Elle est mieux détectée au toucher qu’à la vue.
Il est donc bénéfique de décaler l’aiguille de l’espace de 1 doigt (l’auriculaire) A CHAQUE INJECTION en tournant dans un quadrant dans le sens horaire : c’est la rotation des injections.
Vous pouvez utiliser les sites d’injection suivants : ventre (absorption la plus uniforme), cuisses, fesses (voire bras).
En images : Accès direct à la documentation sur la rotation des sites


Vrai

Oui, mais ce n’est pas une solution car vous risquez de développer une lipohypertrophie (la plus fréquente des lipodystrophies). Ne jamais piquer dans une zone de lipohypertrophie et éviter de réutiliser vos aiguilles.
- Alternez les sites d’injection ventre, cuisses, fesses (voire bras) pour mieux contrôler votre diabète : c’est la rotation des sites. De même, pour chaque site, effectuez un roulement.
- Ex. au ventre : on le découpe en 4 zones avec le nombril au centre. Puis on tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans chaque cadran. Chaque semaine on passe au cadran suivant.
- En ce qui concerne les douleurs, parlez-en à votre médecin afin de revoir la taille de vos aiguilles.
En images : Accès direct à la documentation FIT


Vrai

C’est une réaction de votre corps suite à des injections répétées au même endroit ou à des aiguilles réutilisées. Il réagit aux injections et développe ces petites boules de graisse, c’est la lipohypertrophie (la plus fréquente des lipodystrophies). Ne piquez pas dans une zone de lipohypertrophie car la libération de l’insuline sera perturbée.
Evitez les injections dans cette zone pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois pour qu’elle disparaisse progressivement.
Pour éviter leur apparition, décalez d’1 doigt le site d’injection par rapport à l’injection précédente en alternant ventre, cuisses et fesses.
En images : Explications sur la rotation des sites d'injection .
Essayez aussi de comprendre pourquoi vous avez toujours injecté au même endroit et entraînez-vous à étendre les sites d’injection ( geste machinal répété fréquemment, douleurs ?).
Parlez-en à votre médecin et examinez les sites d’injection avec lui.


Faux

A vue d’œil, ça ne se voit pas. Mais au microscope, on observe facilement que l’aiguille est très abîmée après 1 injection. L’injection suivante sera plus douloureuse et l’aiguille risque de traumatiser la peau.
Il est donc recommandé d’utiliser une aiguille par injection.


Faux

Il est recommandé de le changer tous les ans (« la prise en charge est assurée 1 fois par an par l’Assurance maladie »).
Ceci tient à son ressort. Celui-ci s'abîme avec le temps et la qualité des piqûres sera moindre.
Quant au lecteur de glycémie, il doit être changé tous les 4 ans.


Vrai

Si tous les matins ma glycémie au réveil dépasse l’objectif fixé avec mon médecin (en moyenne 1,3 g/L pour une personne en bonne santé) ET qu’elle n’est pas basse en fin d’après-midi, il est alors envisageable d’augmenter de 2 unités ma dose d’insuline lente tous les 3 ou 4 jours jusqu’à ce que mes glycémies soient à l’objectif fixé.
- Je tiens mon médecin traitant au courant de mes changements de dose.
- En cas de survenue d’hypoglycémie, je dois prendre rapidement avis auprès de mon médecin (réduire de 4 unités ou de 10 à 20 % de la dose de lente en attendant de le joindre).


Faux

La plupart des insulines n’ont pas besoin de préparation avant injection.
Seules les insulines NPH (Insulatard, Umuline) et pré-mélangées (HumalogMix, Novomix) ont besoin d’être roulées 10 fois puis basculées 10 fois (non secouées) pour obtenir un aspect uniformément trouble.
Pour ces insulines, on préfère les sites d’injection cuisse et fesses pour les injections au coucher et le ventre pour le matin.
- A noter que le stylo injecteur peut-être conservé à température ambiante 1 mois après sa 1ère utilisation (42 jours/6 semaines pour détémir/Levemir).
- NB. Un stylo-injecteur NON jetable ne doit jamais être mis au réfrigérateur (détériore son fonctionnement).


Faux

Avec les aiguilles de 4 à 6 mm, pas besoin de faire de pli cutané.
Insérer doucement et rapidement l’aiguille avec le stylo à angle droit par rapport à la peau (soit 90°).
Puis injecter lentement et de façon uniforme vos unités d’insuline. Patientez 10 secondes avant de retirer l’aiguille.


Vrai

Les aiguilles sont courtes et fines pour être indolores. En contrepartie, elles sont très fragiles. A travers les vêtements, il n’est pas certain que l’insuline aille en sous-cutané.
Donc on injecte toujours à même la peau, sur peau saine (éviter cicatrices et grains de beauté).


Faux

Jusqu’à 50 unités, l’injection peut théoriquement être réalisée en 1 seule fois quelque soit le type d’insuline.
Au-delà :
- les analogues d’insuline rapide (Apidra/Humalog/Novorapid) ou lente (Abasaglar/Lantus/Levemir/Toujeo) n’ont pour limite que ce que le poussoir peut injecter,
- pour les autres insulines, l'absorption sera moins bonne et fractionner la dose serait plus judicieux.
Dans tous les cas, la dose maximale par injection devrait être de 100 unités pour toutes les insulines.
De même, lorsque l’injection d’une dose importante est douloureuse, il est conseillé de réaliser 2 injections.


Faux

Il ne faudrait jamais masser le site car ceci accélère l’absorption de l’insuline et augmente donc le risque d’hypoglycémie.
Les saunas et bains chauds accélèrent aussi l’absorption et le risque d’hypoglycémie.
Avant de retirer l’aiguille, il faudra patienter 10 secondes afin que l’absorption soit totale.


Vrai

Question réservée aux patients avec rapide .

L’afflux sanguin dans le muscle va augmenter l’absorption de l’insuline au niveau sous-cutané. Le risque d’hypoglycémie pendant l’effort est donc augmenté.
Choisir le site en conséquence lorsqu’une activité physique va suivre (on préfère la région péri-ombilicale).


Faux

Les études récentes montrent qu’un petit saignement au retrait de l’aiguille ne modifie pas le comportement de l’insuline.
Vous pouvez juste essuyer doucement le saignement (mais sans masser).
Par contre, en cas de saignements répétés, il faudra en reparler avec votre médecin.


Vrai

Tant qu’elle est réalisée à heure fixe, c’est vous qui choisissez l’heure.
Parfois, votre médecin traitant ou votre diabétologue vous proposera de la faire en fin de journée afin qu’elle soit plus efficace en fin de nuit. En effet, à ce moment la glycémie remonte de façon importante avant votre réveil (on parle de « phénomène de l’aube »).


Vrai

Elles n’ont pas le même nom parce qu’elles n’ont pas les mêmes propriétés !
L’insuline injectée avant le repas (l’insuline rapide ou “prandiale”) sera active pendant et après votre repas, tandis que l’insuline lente agira de façon continue dans la journée.
On parle souvent “d’insuline pour vivre” (la lente) et “d’insuline pour manger” (la rapide).


Vrai

Question réservée aux patients avec rapide .

Ceci est possible lorsque les capacités de sécrétion du pancréas sont épuisées ou plus rarement si vous avez une contre-indication ou intolérance au traitement du diabète.
Votre traitement sera un traitement optimisé dit « basal-bolus ».
Dès que l’on commence le repas, le pancréas libère de l’insuline afin que le corps puisse utiliser les sucres apportés par l’alimentation. Au cours du diabète, la production d’insuline devient parfois insuffisante ce qui cause de fortes hyperglycémies après le repas (ou post-prandiale).
L’insuline rapide (aussi appelée “prandiale” pour son lien avec les repas) vient donc en complément de l’insuline lente.
C’est pourquoi j’injecte la rapide juste au début du repas.


Faux

Question réservée aux patients avec rapide .

C’est dangereux d’injecter de la rapide sans manger rapidement après l’injection.
L’insuline rapide est aussi appelée “prandiale” parce qu’elle est conçue pour agir énergiquement au moment des repas.
L’insuline rapide, c’est simple : Je mange, je me pique avant de commencer mon repas ! Si je ne mange pas, je ne me pique pas.


Vrai

Elle est normalement libérée par le pancréas lorsque la glycémie augmente. Mais on arrive aujourd’hui à produire des insulines similaires en laboratoire.
On parle d’hormone parce qu’elle agit à distance, sur toutes nos cellules. Elle agit comme une clé qui permet aux cellules de se nourrir du glucose qui voyage dans le sang ... ce qui fait baisser la glycémie.


Faux

A chacun son stylo, afin de ne pas confondre le produit ni risquer des accidents avec les aiguilles. Il devrait aussi être facilement identifié avec une étiquette personnalisée.
Les aiguilles doivent être changées à chaque utilisation pour ne pas traumatiser le tissu sous-cutané et ne doivent en aucun cas être partagées.
De même, l’auto-piqueur et le lecteur glycémique sont personnels.
Il faudrait toujours avoir un stylo de rechange en cas de mauvais fonctionnement.


Vrai

Au-delà d’un seuil, l’hyperglycémie chronique endommage les organes (rein, œil, cœur, nerfs). Ce seuil d’hémoglobine glyquée est personnalisé en fonction de votre état de santé. Afin de protéger vos organes, le médecin est parfois amené à introduire de l’insuline.
Le diabète est une maladie chronique évolutive avec une diminution progressive des capacités de sécrétion d’insuline par le pancréas. C’est ce qui justifie la nécessité d’introduire un traitement par insuline après plusieurs années d’évolution de la maladie et que votre glycémie reste élevée malgré vos efforts alimentaires, d’activité physique et la prise régulière de vos traitements.


Vrai

Les complications du diabète proviennent de l’hyperglycémie chronique (neuropathie, rétinopathie, maladies cardio-vasculaires, …).
En diminuant la glycémie sous le seuil de toxicité, l’insuline protège donc tous mes organes en même temps. Les études ont bien prouvé l’intérêt du traitement par insuline.
Pour la plupart des personnes, hors problèmes de santé personnels, l’HbA1C devrait rester inférieure à 7 %.


Vrai

Pour la majorité des personnes avec un diabète, il est recommandé que l’hémoglobine glyquée soit sous les 7 % (soit un seuil de glycémie moyenne de 1,54 g/L).
Lorsque l’on est très au-dessus des 7 % malgré plusieurs traitements, cela signifie que notre corps manque d’insuline.
Les injections vont apporter cette insuline manquante et protéger des complications de l’hyperglycémie chronique (rétinopathie, neuropathie, atteinte cardio-vasculaire).


Vrai

Une hyperglycémie permanente perturbe le fonctionnement de votre corps.
Vos cellules manquent de cette insuline qui leur permet de se nourrir. Si chaque cellule manque d’énergie, c’est tout votre corps qui est fatigué. Vos performances physiques sont moins bonnes.
C’est une des raisons de l’importance du traitement par insuline qui peut vous permettre de retrouver de l’énergie, tout en protégeant votre santé.


Vrai

Lorsque le corps ne produit plus assez d’insuline, le sucre stagne dans le sang et s’échappe directement dans les urines. Il n’est donc pas métabolisé. De plus, le corps pense qu’il est en état de stress et brûle les stocks de graisses.
Pour ces 2 raisons on observe une perte de poids lorsque le défaut d’insuline devient préoccupant.
En introduisant de l’insuline, le corps se remet à fonctionner normalement. Le sucre rentre dans les cellules et recharge leurs réserves.
Une prise de poids de quelques kilos est possible à l’introduction du traitement par insuline, parlez-en à votre médecin traitant si vous voulez contrôler la prise de poids.


Faux

Les insulines modernes, fabriquées en laboratoire, sont aujourd’hui parfaitement acceptées par le corps. Il n’y a donc plus que de très rares cas d’allergies cutanées (et même exceptionnels).
Par contre, le bénéfice d’être traité par insuline est certain si on vous l’a proposé.
Faites part de vos interrogations à votre médecin.


Vrai

Elles existent mais restent très rares.
Exceptionnelles avec les insulines modernes, elles sont surtout survenues chez les diabétiques qui ont été traités par des insulines d’ancienne génération (par les aiguilles de l’époque ou les produits associés à l’insuline).


Faux

Le stylo-injecteur que vous utilisez peut rester plusieurs semaines à température ambiante (maximum un mois, sauf Lévémir qui peut tenir 1 mois et demi).
Les autres stylos d’insuline doivent être conservés dans le bac à légumes du réfrigérateur (conservation entre 2 et 8°C).
Attention, le congélateur détruit l’insuline !
NB. Au-delà de 30°C, il est quand même préférable de placer le stylo-injecteur entamé au réfrigérateur.


Faux

Les insulines modernes sont stables à température ambiante pendant 1 mois (42 jours pour detemir/Levemir).
Par contre, les stylos de rechange doivent patienter dans le bac à légumes du réfrigérateur (2-8°C). Un stylo-injecteur neuf doit être sorti 2 heures avant sa 1e utilisation pour qu'il se réchauffe.
Au-delà de 30°C, il est préférable de le conserver au réfrigérateur (sauf stylo non jetable).


Faux

Si votre médecin vous propose l’insuline, c’est parce que la production de votre pancréas devient insuffisante pour maintenir une glycémie à des seuils non nocifs.
Votre pancréas ne va pas s’arrêter, mais avec les années, il produit naturellement de moins en moins d’insuline.


Vrai

Question réservée aux patients avec rapide .

Si vous vivez de plus en plus mal les multiples injections par jour, parlez à votre médecin du traitement par pompe à insuline. Il vous adressera alors au diabétologue afin d’avoir un avis spécialisé.
La pompe permet de délivrer en continu de l’insuline, ainsi que des bolus qui remplacent les injections de rapide au moment des repas.
Il y a un cathéter sous-cutané, posé et changé tous les 3 jours. Il ne vous empêche pas de réaliser vos activités.


Vrai

Question posée pour clarifier les choses. C’est juste une question de termes médicaux qui ont été changés pour plus de clarté.
On distingue souvent le diabète type 1 (auto-immun) du type 2 (multi-factoriel).
Pendant un temps on a parlé de diabète insulino-dépendant (le type 1) et d’insulino-requérant ou insulino-nécessitant (le type 2 traité par insuline).
On disait dépendant parce que le corps n’a brutalement plus d’insuline et que la vie dépend de l’apport permanent d’insuline.
Requérant signifiait que progressivement la production était devenue insuffisante, mais toujours présente. Ce qui correspond à l’évolution du diabète de type 2 avec une détérioration progressive de la sécrétion d’insuline au fil des années.
Pour éviter les confusions, parlons de type 1 et type 2.


Vrai

C’est dû à la taille des aiguilles. Elles sont tellement fines qu’il faut un peu de temps pour que toute la quantité réussisse à passer dans ce petit tunnel. Il faut donc patienter un peu pour que toute la dose se retrouve sous la peau.
Si vous constatez un reflux d’insuline, parlez-en à votre médecin traitant.


Faux

Pas si vite. Avec les aiguilles modernes, il faut un peu plus de temps pour laisser passer toute l’insuline (car elles sont bien plus fines).
J’injecte donc mes unités puis je patiente 10 secondes avant de retirer le stylo. Comme ça je suis sûr, la dose est bien passée.


Vrai

Il est recommandé pour toute personne traitée par insuline d’avoir un carnet de suivi.
C’est désormais facilité avec les lecteurs de glycémie connectés à internet. Ils maintiennent un carnet organisé en ligne pour vous.
Tout résultat de l’auto-surveillance et toute injection devrait y figurer. C’est à la fois pour l’efficacité et pour la sécurité du traitement.
Si le traitement ne fonctionne pas, vous pouvez ainsi discuter avec votre médecin afin de comprendre pourquoi. C’est important pour surveiller la fréquence des hypoglycémies des malaises aussi !


Faux

Il vous accompagne dans votre trousse d’auto-surveillance ou dans le lecteur si celui-ci est connecté à internet.
Le carnet permet de suivre votre profil de glycémies afin de rester dans des valeurs sures pour vous et saines pour vos organes.
Si vous ne comprenez pas bien l’intérêt du carnet, parlez-en à votre médecin.


Faux

Le seuil est fixé à 0,7 g/L pour une personne diabétique avec un traitement à risque de provoquer une hypoglycémie (comme l’insuline, les glimépiride ou gliclazide, le répaglinide), que l’on ressente l’hypoglycémie ou non !
Toutefois, ce seuil peut être révisé par votre médecin selon vos problèmes de santé.

Un malaise peut survenir avec des sueurs, vertiges ou étourdissement, un flou visuel, des palpitations, des changements d’humeur ou de comportement.
On peut ne pas ressentir les hypos quand on en fait régulièrement ou que l’on est traité par bêtabloquants.
Entre 0,7 et 0,9 g/L, on peut ressentir une fatigue voire quelques symptômes, mais il s’agit de valeurs normales avant les repas (sauf problèmes de santé particuliers). Il peut alors être conseillé de prendre une petite collation (un biscuit ou une tranche de pain) pour patienter jusqu’au repas suivant.
Pour une glycémie ≤ 0,7 g/L, il est toujours recommandé d’interrompre l’activité (physique ou non) en cours et de se resucrer. Ceci permet de faire remonter la glycémie plus rapidement.
Il est préférable de recontrôler la glycémie 15 minutes plus tard afin de s’assurer qu’elle est à nouveau > 0,7 g/L.


Faux

C’est surtout gras le chocolat en tablettes, et le gras retarde l’absorption du sucre. Il sera donc moins efficace pour le resucrage.
Un bon resucrage consiste à absorber 15 g de sucres rapides (pour faire remonter la glycémie d’environ 0,5 g/L). Sous forme liquide il agit plus rapidement !
J’ai donc le choix parmi :
3-4 carrés de sucres dilués, 1 briquette de 20 cL de jus de fruit, 15 cL de coca (le rouge/non-light), 2 dosettes de sirop de fruits, 2 cuillerées à café (rases) de miel/confiture voire 1 barre de céréales (30 g), 30 g de mini-bonbons.
On trouve aussi des sachets en pharmacie, type Glucodose (non remboursés. Cité à la demande de patient-experts très satisfaits).
15 minutes après le resucrage, je vérifie que ma glycémie est > 0,7 g/L, sinon, je procède à un nouveau resucrage.


Faux

Une demi-canette est suffisante (soit 15 cL voire 20 cL de jus de fruits) si je suis en hypoglycémie (glycémie ≤ 70 mg/dL).
On peut aussi utiliser : 3-4 sucres (dilués dans de l’eau), 2 dosettes de sirop de fruits (dilué), 1 coupelle de miel ou de confiture (voire 1 barre de céréales de 30 g ), mais la forme liquide resucre plus rapidement.
Bien entendu, on n’utilisera pas de boisson « light », puisqu’il n’y a pas de sucre dedans !
Un contrôle de la glycémie 15 minutes après est préconisé pour s’assurer que la glycémie est remontée au dessus de 70 mg/dL (équivalent de 0,7 g/L).


Faux

Une hypoglycémie, c’est une baisse de la glycémie inférieure ou égale (noté ≤ en mathématiques) à 0,7 g/L qui provoque une souffrance du système nerveux. Il y a donc souvent un malaise accompagnateur : vertiges ou étourdissement, palpitations, sueurs ou moiteur, flou visuel, nervosité, anxiété ou agressivité. Cependant, le malaise n’est pas toujours typique et il peut même parfois être absent.
On distingue 3 cas :

1) Je ne me sens pas bien
Je mesure ma glycémie et procède au resucrage avec 15 g de glucides SI elle est ≤ 0,7 g/L.

2) L’hypoglycémie est typique et stéréotypée et je suis en situation à risque (conduite automobile, danger immédiat)
Je me resucre PUIS je mesure ma glycémie (prendre une double dose de resucrage, soit 30 g de glucides d’un seul coup si elle est mesurée inférieure à 0,4 g/L)

3) Je vais bien mais ma glycémie est ≤ 0,7 g/L
Je me resucre avec 15 g de glucides.

Si le resucrage par 15 g de glucides est nécessaire, il est important de contrôler 15 minutes après que la glycémie est à nouveau supérieur à 0,7 g/L.

Il est intéressant d’identifier la cause de cette hypo pour ne pas qu’elle se reproduise : j’ai mangé léger, j’ai fait plus d’activités que d’habitude, j’ai trop injecté d’insuline, j’ai injecté l’insuline trop profondément ?


Faux

Seulement si le resucrage est trop important ! C’est pourquoi il est préconisé de limiter le resucrage à l’équivalent de 15 g de glucides (privilégier la forme liquide).
Je les trouve dans : 3-4 sucres dilués, 15 cL de coca (rouge/non-light) ou 20 cL de jus de fruit, 1 cuillère à soupe de miel ou confiture ou 2 dosettes de sirop de fruits.
Lorsque la glycémie est < 0,4 g/L au premier contrôle, je devrais prendre 30 g de glucides d’emblée.
Dans tous les cas, un contrôle glycémique 15 minutes après est souhaitable pour contrôler que la glycémie est > 0,7 g/L.


Faux

Pour réagir face aux hypoglycémies, on distingue 3 cas :

1) Je ne me sens pas bien
Je mesure ma glycémie et procède au resucrage avec 15 g de glucides SI elle est ≤ 0,7 g/L.
Il est même conseillé de prendre 30 g de glucides d’un coup si ma glycémie est ≤ 0,4 g/L.

2) Les symptômes que je ressens sont typiques et stéréotypés d’une hypoglycémie ET je suis en situation à risque (conduite automobile, danger immédiat)
Je me resucre PUIS je mesure ma glycémie (prendre une double dose de resucrage, soit 30 g de glucides d’un seul coup si elle est mesurée inférieure à 0,4 g/L)

3) Je vais bien mais ma glycémie est ≤ 0,7 g/L
Je me resucre avec 15 g de glucides.

Si le resucrage par 15 g de glucides est nécessaire, il est important de contrôler 15 minutes après que la glycémie est à nouveau supérieur à 0,7 g/L.


Vrai

Toujours, parce que si je n’identifie pas la cause je pourrai en avoir à nouveau.

Les questions à se poser sont par exemple : Est-ce que j’ai assez mangé de glucides ? Est-ce que je me suis dépensé plus que prévu ? Est-ce que j’ai injecté trop d’unités d’insuline ? Mon traitement pour le diabète est-il à revoir avec mon médecin ? Mon injection d’insuline n’était-elle pas trop profonde ? Ai-je bu de l’alcool et mangé peu ?
Lorsque l’hypoglycémie survient, je devrais d’abord contrôler ma glycémie avant de me resucrer. Ensuite, il est important de rechercher sa cause.

A chaque consultation avec son médecin, il est important de reparler des hypoglycémies afin de réfléchir ensemble aux moyens permettant de limiter leur survenue.


Faux

1 g/L à jeun, c’est une glycémie normale.
A jeun, on parle d’hyperglycémie au-delà de 1,3 g/L. Après le repas (on dit “post-prandial”), c’est au-delà de 1,8 g/L.
Il faut rechercher la cause : est-ce que j’ai mangé plus que d’habitude ? ai-je injecté le bon nombre d’unités ? Est-ce que j’ai bougé moins que d’habitude ?


Faux

Pour les personnes avec un diabète de type 2 traité par insuline, les recommandations préconisent de maintenir la glycémie 2 heures après les repas en dessous d’1,8 g/L.
A jeun, pour la plupart des patients, l’objectif est de maintenir la glycémie entre 0,7 et 1,2 g/L, pour en moyenne obtenir une HbA1C sous les 7 % (soit 1,56 g/L de moyenne glycémique).
Il s’agit ici de l’objectif général, il est ensuite adapté aux problèmes de santé de chacun.


Vrai

La lipohypertrophie (plus fréquente des lipodystrophies) est une réaction du corps aux injections répétées au même endroit. Il s’agit de petites boules de graisses.
Lorsqu’on injecte l’insuline dedans, elle reste d’abord séquestrée, puis diffuse de façon imprévisible. Ce qui perturbe vos glycémies.
De plus, la lipohypertrophie peut devenir inesthétique.


Vrai

Afin de prévenir la survenue d’une hypoglycémie à l’effort, l’injection AVANT l’effort peut être réduite de 25 à 50 %. Les contrôles réguliers sont encouragés.
Si l’effort a été intense, le risque d’hypoglycémie peut persister pendant 12 à 24 heures APRES la fin de l’effort, la dose de lente du soir peut ainsi être diminuée de 25 à 50 %.


Faux

Ne plus ressentir les hypos, c’est surtout le signe d’une adaptation de votre corps à des hypoglycémies répétées. Pourtant les risques sont présents et il est important de se resucrer même si l’on ne perçoit aucun signe.
Ce problème est réversible et diminuer le nombre d’hypoglycémies aide à mieux les ressentir.
Puisqu’on ne dispose plus du signal d’alerte, la vigilance est d’autant plus importante en cas de situation à risque (activité physique importante, ingestion d’alcool, repas décalé ou inadapté, erreur dans la dose d’insuline).
Avec un diabète de type 2 traité par insuline, un des objectifs est d’éviter au maximum d’avoir des hypoglycémies.
Signalez chaque épisode de glycémie ≤ 0,7 g/L à votre médecin.


Faux

Malheureusement non. Ce n’est pas parce que je ne ressens pas le signal d’alarme que le corps ne souffre pas du manque de sucre.
Quand on ne ressent pas les hypos, il faut donc demeurer vigilant sur les situations à risque (sport, repas décalé, infections, alcool, conduite automobile) et surveiller régulièrement sa glycémie.
On parle d’hypoglycémie (qu’il y ait des symptômes ou non) lorsque la glycémie est ≤ 0,7 g/L.
Toutefois, selon votre santé, votre médecin traitant ou votre diabétologue peut vous recommander de vous resucrer plus rapidement, en dessous d’1 g/l par exemple.
En cas d’hypoglycémies non ressenties, il est important d’en parler à votre médecin.


Vrai

Un quadrant d’injection, c’est un quadrant de ventre ou une moitié de cuisse/fesse.
Un point d’injection, c’est l’endroit où j’ai injecté l’insuline récemment.
Chaque injection est réalisée au sein d’un quadrant, en décalant d’un doigt dans le sens des aiguilles les nouvelles injections de la précédente. Quand le cadran est complété, je passe au suivant en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre.
En images : http://www.fit4diabetes.com/canada-french/fit-technique-plus/


Vrai

C’est tout l’intérêt d’avoir en permanence sur soi de quoi se vérifier sa glycémie et se resucrer. Dès que j’ai un doute ou que je fais un malaise, je me contrôle pour plus de sécurité !


Faux

Elles sont des situations fréquentes de déséquilibre du diabète.
Ceci est dû au stress qu’elles provoquent. Or les hormones du stress font monter la glycémie.
Si vous ne comprenez pas pourquoi vous êtes en hyperglycémie, consultez votre médecin.