Diabète, ce qu'il faut savoir sur
Activité physique

Vrai

Avant de reprendre une activité physique soutenue, il vaut mieux en parler à son médecin. Celui-ci fera le point avec vous sur le suivi du diabète et votre traitement afin d’anticiper si besoin le risque hypoglycémique.
Pour toute personne avec un diabète, il est préconisé de réaliser un électrocardiogramme (ECG) tous les ans. Une consultation spécialisée avec un cardiologue peut être justifiée.


Vrai

Dès que je bouge, il s’agit d’activité physique. Monter les escaliers, passer l’aspirateur, tondre la pelouse en sont des exemples.
Au-moins 150 minutes par semaine de ces activités (dites d’intensité modérée) sont bénéfiques pour le cœur, le contrôle ou la prévention du diabète, l’hyper-cholestérolémie, la dépression, la préservation de la mémoire...


Vrai

Bouger, c’est le maître-mot. Pas forcément besoin de sport ou d’abonnement au club (sauf si ça vous plaît bien sûr).
Trouver des partenaires pour aller s’aérer ou adapter ses habitudes pour réintroduire la marche à pied, les escaliers ou le vélo sont très bénéfiques pour vieillir en bonne santé.
De plus, cela aide à équilibrer le diabète. Bouger 30 minutes par jour entraîne en moyenne une baisse de l’hémoglobine glyquée de 0,6 % (efficacité comparable à certains médicaments anti-diabétiques).


Vrai

L’accélération du cœur due aux mouvements aide à diminuer la tension artérielle et entretient l’élasticité des artères. La glycémie et le mauvais cholestérol baissent, le bon cholestérol augmente.
Bouger aide aussi à préserver la mémoire et réduit les douleurs articulaires. Pratiquée régulièrement et en groupe, c’est encore plus de plaisir et ça crée des liens.


Vrai

L’IMC se calcule de la façon suivante : poids (en kilos) / taille ² (en mètres). On obtient donc une valeur s’exprimant en kg/m².
Le poids “normal” se situe entre 18,5 et 25 kg/m². Au-delà il s’agit du surpoids (IMC supérieur à 25) et après de l’obésité (IMC supérieur à 30).
Surpoids et obésité sont associés à une augmentation des problèmes de santé, dont le diabète et l’arthrose. Une activité physique quotidienne aide au contrôle du poids par le biais de la masse musculaire et la dépense énergétique qu’elle génère.


Faux

L’obésité est définie à partir de 30 kg/m² et le surpoids dès 25 kg/m².
Le périmètre abdominal est aussi un élément important parce qu’il s’agit d’un marqueur avancé du risque cardio-vasculaire.
De plus, lorsqu’on reprend une activité physique, on ne perd que peu de poids (le muscle pesant lourd). La mesure du tour de taille est plus pertinente et bien plus visible lorsqu’on pratique au-moins 30 minutes par jour d’activité physique (2h30 par semaine).


Vrai

C’est bénéfique de bouger, et cela participe notamment à la baisse du mauvais cholestérol. Vous augmentez aussi le bon cholestérol, votre pression artérielle et la glycémie baissent, vous diminuez le risque d’ostéoporose, vous entretenez votre mémoire...


Faux

Les escaliers et la marche, c’est bouger, donc il s’agit bien d’activité physique !
La Société Francophone du Diabète et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommandent la pratique d’au moins 150 minutes/2h30 d’activité physique quotidienne à une intensité modérée pour tous les adultes.
La danse, la marche rapide, le yoga, descendre du bus ou du métro 3 arrêts en avance, passer l’aspirateur, jardiner, tondre la pelouse sont autant d’activités dites “d’intensité modérée” et sont donc bénéfiques pour la santé.
Promener un chien peut motiver certains à marcher plus.


Faux

Allez à votre rythme, prenez du plaisir et sachez que moins on bouge, plus les articulations seront raides.
Certaines de ces activités pourraient vous plaire : aqua-gym, natation, promenades, Taï chi, danse, yoga.
Dans beaucoup de pays asiatiques, on sort le matin à la fraîche faire sa gymnastique douce ! Il y a sûrement une activité qui pourrait vous plaire.


Vrai

Eh oui, c’est tout simple de se dépenser. Et puis en plus vous ferez plaisir à votre compagne/compagnon en faisant le ménage.
Dès que je bouge, il s’agit d’activité physique.
La gymnastique, le yoga, la natation et la danse en sont tout autant.
Pour être bénéfique, l’activité doit être pratiquée pendant au moins 10 minutes, l’objectif étant de cumuler de 150 à 300 minutes (2h30 ou plus) par semaine.


Vrai

L’endurance, c’est la pratique d’une activité physique pendant au moins 20 minutes consécutives. Ce type d’exercice consomme de la graisse et est très bénéfique pour le système cardio-vasculaire.
C’est aussi la plus performante des activités pour diminuer la glycémie moyenne.


Vrai

Des petites haltères, ou des petites bouteilles d’eau permettent de réaliser 5 à 10 séries de 15 flexions.
C’est ce qu’on appelle de l’exercice contre résistance dynamique. Ils favorisent la prise de masse musculaire, améliorant votre force mais aussi la capacité de votre corps à utiliser le glucose par l’augmentation de votre masse musculaire.


Faux

C’est même tout le contraire, et dans des proportions majeures. Ainsi, la pratique de 3 heures d’exercice modéré par semaine réduit le risque d’infarctus du myocarde de presque 30%.
Les exercices physiques intenses sont tout aussi protecteurs (5,5 fois moins d’accidents cardio-vasculaires en pratiquant une activité intense 1 à 2 fois par semaine qu’en n’en pratiquant aucune. Et 44 fois moins en la pratiquant 3 ou 4 fois par semaine).
Il est néanmoins indispensable de refaire le point sur le suivi cardiologique avec votre médecin avant de débuter une activité intensive.


Faux

Il n’a pas été relevé d’aggravation de la rétinopathie à l’effort lorsque le suivi ophtalmologique est rigoureux (sauf avis contraire de l’ophtalmologue en cas de rétinopathie très avancée).
L’activité physique est même encouragée avec l’objectif d’une pratique de 150 minutes à une intensité modérée par semaine.
Le contrôle tensionnel est renforcé en cas de rétinopathie avec un objectif < 130/80 mmHg.


Faux

Il n’a pas été relevé d’aggravation de l’atteinte des reins à l’effort. Des études tendraient même à relever une certaine amélioration de la fonction rénale.
L’activité physique est donc encouragée avec l’objectif d’une pratique de 150 à 300 minutes à une intensité modérée par semaine.


Faux

La neuropathie n’est pas un obstacle à l’exercice physique. Elle n’est pas non plus aggravée par l’exercice. Elle nécessite une attention particulière pour la prévention des lésions des pieds et des précautions (notamment un chaussage adapté).
Par contre les effets de 150 à 300 minutes par semaine d’activité sur la tension artérielle, le cholestérol et le contrôle glycémique sont avérés.


Faux

La sédentarité, c’est lorsque la plupart des activités du quotidien ne demandent aucun effort, comme regarder la télévision ou lire.
De larges études ont montré que le risque de diabète et d’obésité augmentaient respectivement de 14 et 23 % par tranche de 2 heures passées devant la télévision chaque jour.
Moins de sédentarité (= bouger plus), c’est un des piliers de la prévention du diabète.


Vrai

Question réservée aux patients avec obesite .

Il est encouragé d’augmenter la durée des activités physiques pour ses effets bénéfiques sur la glycémie et le système cardio-vasculaire.
Cela contribue aussi à augmenter les dépenses énergétiques du corps et ainsi limiter la prise de poids due à des apports alimentaires excessifs.


Vrai

L’auto-surveillance glycémique peut être intéressante lors de la reprise d’une activité physique pour certaines personnes. Elle permet ainsi de comparer la glycémie avant et après l’effort et mesurer son effet hypoglycémiant et ainsi ajuster le traitement pour anticiper une éventuelle hypoglycémie liée à l’activité physique.
La pratique d’au-moins 2h30 (150 minutes) d’activité physique d’intensité modérée par semaine diminue en moyenne l’hémoglobine glyquée de 0,6 %.
De même, le port d’un podomètre permet non seulement de connaître son activité quotidienne réelle mais aussi la distance parcourue, le nombre de pas et la durée de marche réelle. Cet indicateur permet de se diriger vers l’objectif d’au moins 2h30 d’activité par semaine.


Vrai

Une hypoglycémie reste possible en cas d’activité physique prolongée lorsque le diabète est bien équilibré.
Il est donc préférable de réduire la dose de sulfamides le matin de l’activité.
De même il est souhaitable de contrôler sa glycémie avant et après l’exercice. Si la glycémie AVANT l’effort est < 0,8 g/L, le resucrage avec 20g de glucides est recommandé.


Faux

Seuls les sulfamides (gliclazide/Diamicron, glimépiride/Amarel ou glibenclamide/Daonil) peuvent donner des hypoglycémies en cas d’effort modéré à intense prolongé. Il est conseillé de réduire la dose du jour lorsqu’une activité prolongée est prévue et de contrôler sa glycémie avant et après l’effort.
Le répaglinide/Novonorm reste sûr mais par précaution on peut réduire sa dose avant une activité intense. Il est également souhaitable de se contrôler en cas de malaise.
La metformine et les médicaments récents ne donnent pas d’hypoglycémies.


Faux

Ce sont des activités d’intensité modérée ! Ils consomment environ 4 METs. Cette unité permet de standardiser la dépense d’énergie d’une personne à l’autre (et comparer les exercices).
1 MET est défini comme la consommation de 3,5 mL d’oxygène par kilo de poids par minute (3,5 mL/kg/min). 1 MET est à peu près équivalent à 1 kcal/kg/heure.
En marchant à allure soutenue (4,8-6,2 km/h) pendant 1 heure lorsqu’on pèse 70 kg, on dépense donc 4 METs x 70 kg x 1 heure = 280 kcal !
Il est recommandé de pratiquer ces activités au moins 2h30 par semaine.


Vrai

Ce sont des activités dites “d’intensité forte”, elles consomment environ 6 à 7 METs (soit environ 6-7 kcal/kg à l’heure).
Il est recommandé d’en pratiquer au moins 1h15 à 2h30 par semaine pour bénéficier des effets sur le contrôle glycémique, tensionnel et pondéral.